Le gigantesque terrain des relations de la vie.

Les emo pop lords sont définitivement de retour et balancent le thé avec leur meilleur album en date. 

Cover de « A Brief Inquiry Into Online Relationships »

 

Dans l’épisode précédent, The 1975 faisait tomber le masque pour une ère rempli de paillettes roses, costards Gucci et Dior, poses royales, synthés 80’s et pop romantique à en faire pâlir Talking Hands, ton meilleur pote et même ta petite soeur. Groupe un peu trop underrated chez certains – coucou l’Europe ! – ou qui en fait beaucoup trop pour d’autres – faut surtout blâmer Matty Healy aka le chanteur et frontman de cette petite compagnie – les anglais ont tout de même mis le pâté dans l’image du groupe à l’allure rebelle et engagé, tout en restant dans la vibe prom band 90’s. C’est en grande pompe qu’on les retrouve avec un nouvel album tout aussi éclectique, engagé et sincère, nommé A Brief Inquiry Into Online Relationships.

Dressant un certain portrait creusé de la génération des millennials, les pistes d’exploration musicales sont toutes aussi nombreuses, ce qui fait le piment d’un groupe en passe de devenir culte aux yeux du monde entier. Ils rêvent d’un autre monde et ils iront encore plus loin que les étoiles cette fois-ci. L’album qui est arrivé dans mes oreilles est une véritable forêt électrique et lumineuse, car au fond de la morosité et des malheurs sur Terre, les britanniques croient en l’espoir, à l’amour et à la vie, sous fond de tristesse. La pochette, représentant la simplicité et les phares lumineux grâce aux différents carrés colorés sur une surface blanche, peut traduire visuellement un album où les sonorités, les genres se mélangent et sont déconstruits pour plus de créativité. Ils dressent les problèmes de notre monde actuel, entre abus des réseaux sociaux et fake news. Mais Matty, en véritable songwriter, glisse également ses propres expériences et vérités. Et ils le démontrent tout simplement en quinze titres et en une heure top chrono. Bref, prends ton thé et tes Easter Eggs – j’expliquerai ça quelques lignes plus loin – accroche ta ceinture, le vaisseau spatial décolle pour une nouvelle galaxie !

Généralement, un album ou un live de The 1975 commence toujours avec une intro, sobrement nommée The 1975 où on assiste cette fois-ci à la première déconstruction. Si on a connu des intros maison plus élaborées sur les deux premiers albums, cette troisième mise en matière sonne davantage artisanale sur le plan des instruments et des choeurs. Aux premiers abords, elle peut dérouter les fans de la première heure, voire agresser les oreilles. Puis s’en suit des instants électroniques, ponctués par de nombreux moments doux, mélancoliques voire émotionnellement déchirants .

Les grands écarts font partie des caractéristiques musicales du groupe, et c’est une bonne qualité pour se positionner sur l’échiquier artistique actuel. S’inspirer des autres est également une autre qualité appréciée, ce qui me mène à parler de Give Yourself A Try, un premier leadsingle captivant et transpirant le pop-punk des années 2000 mélangé à Joy Division. Il faut savoir que The 1975 s’est formé en 2002 sur les bancs du secondaire et qu’ils ont commencé à reprendre des classiques emo lors de leurs premiers concerts, avant de se tourner vers leurs propres compositions. C’est un hommage musical puissant à ces jeunesses – et à les leurs – vivantes ou perdues. Comme à l’image de Jane, une fan du band qui s’est donnée la mort à ses 16 ans (« Jane took her own life at 16 / She was a kid who had the box tattooed on her arm »). « The box » fait référence au rectangle, symbole emblématique du groupe britannique. Il y a également cette phrase qui résume la pensée générale de ce titre : « And what would you say to your younger self ? ».  Elle fait clairement référence au passé parfois calamiteux qui sommeille en chacun.e, où on aimerait rencontrer ce fantôme de nos 25,20 ou 16 ans pour dire qu’essayer toutes les expériences de la vie, ce n’est pas forcément conseillé, surtout qu’on prend du recul à un certain âge.

« Write a letter to your future self who won’t change / Don’t let the Internet ruin your time » The 1975, How To Draw / Petrichor 

Cette citation pivotante m’amène à parler de l’omniprésence d’Internet sur nos vies et de l’utilisation artistique dans cet opus. Vu que l’album parle d’une façon littérale, du décryptage des relations virtuelles de notre époque, l’interlude au piano The Man Who Married A Robot / Love Theme en est un des parfaits exemples. Contée par Siri – oui c’est exact ! – elle raconte la relation ultra-fusionnelle – voire amoureuse – entre un homme et l’outil qu’est Internet. Certes, c’est un rappel plus contemporain à Radiohead une vingtaine d’années après Fitter Happier – interlude racontée par une voix d’ordinateur – et l’essence d’OK Computer se propage dans A Brief Inquiry Into Online Relationships. Je laisse cette dernière référence de côté, parce que j’y reviendrai dessus un peu plus tard. How To Draw / Petrichor reprend la réalisation effectuée il y a deux ans et demi, extraite du second album I Like It When You Sleep, For You Are So Beautiful Yet So Unaware Of It – je sais ce nom est trèèèèèèèèès long – en l’embellissant, signe que un travail quelconque peut toujours évoluer. Au départ, c’était une simple ballade instrumentale en piste bonus. Elle est devenue une piste électro-acoustique sombre, avant de s’amplifier dans un habit déstructuré, un son spatial et lumineux qui amène dans un autre axe de l’exploration : la modernité.

Parce que Internet représente entre autres cette modernité. Mais à force d’être dans un monde où les drones et les assistants personnels contrôlés par la wifi font quasiment leur loi, les premières fissures de ce monde pourtant si rêvé commencent à se voir. Se pose alors une des phrases principales de cette ère : « Modernity Has Failed Us« . Et c’est là où le groupe sort une de ses cartes clés, un sorte de hymne engagé dans un monde de post-vérité, qu’est Love It If You Made It. Musicalement calée entre The Blue Nile et Talking Heads, ce genre de son donne l’énergie nécessaire pour aller fighter le monde entier qui te pourrit jusqu’aux os. Non, sans rire. Cette chanson est tellement puissante et nécessaire dans une planète de détractés, notamment à l’aube de 2019. Il y a la prise de recul sur le monde qui entoure les gens et l’envie de le dénoncer. Ce qui donne I Like America And America Likes Me, qui est totalement taillé pour les instants dancefloor, où l’autotune et le trap actuel rencontre les mots dénonciateurs, autour des tueries de masse aux US. Et puis il y a le souhait d’ironiser tout ce qui bouge sur cette planète. TOOTIMETOOTIMETOOTIME est un gros banger des enfers qui sent bon la dance à la fin des années 90 et un parfum décomplexant à la fraise, coucou la pop insouciante de ILIWYS. L’autotune n’était cependant pas obligatoire dans ce genre d’exercice, mais je peux clairement avouer qu’il fait son effet immédiat, dès les premières écoutes.

Alors, maintenant, je vais parler des années 90. Voire de la nostalgie tout court. Parce qu’au fond des moments rythmés et des premiers singles aux teneurs musicales joyeuses, se cache une très grande part de tristesse dans cet album. La vie ne peux hélas se faire uniquement avec la joie et la modernité, et finalement, c’est pas si mal que ça. En complantant d’un point de vue général, il y en a énormément, des instants parfois doux, mais surtout mélancoliques qui renvoient à des flashbacks parfois bouleversants. Il y a ces ballades à la guitare acoustique, Be My Mistake et Surrounded By Heads And Bodies, dépouillées de tout artifice et rééquilibre la balance après des titres plus énergiques et dansants. Le texte du deuxième titre cité est vraiment intéressant, revoyant à un épisode récent de la vie de Matty Healy : sa rehab dû à son addiction à l’héroïne, effectuée l’année dernière en Angleterre durant l’enregistrement de cet album. Ce thème est également rappelé dans It’s Not Living (If It’s Not With You) où l’instrumental évoque la synthpop FM de la fin des 80’s et peut être considéré comme une chanson d’amour, avec un texte sombre et triste.

Je pense que je pourrais consacrer un paragraphe tout entier à parler de Sincerity Is Scary, vu qu’il fait le regroupement des notions énormément évoquées dans ABIIOR : la modernité et la nostalgie. Musicalement, elle est hyper jazzy et vintage, vraiment magnifique et agréable à écouter. Sur le papier, le texte n’est pas du tout à négliger, puisque c’est une rétrospective d’une pensée globale de la vie – enfin de la vie de Matty – entre l’amour, le succès, les drogues, les réseaux sociaux. Dresser ses problèmes en prenant le meilleur recul possible est sûrement une des meilleures thérapies qui existent. Et puis, ce morceau rappelle beaucoup de Easter Eggs, notamment pour les passionné.e.s de The 1975. Sur le texte, il y a ce « what a shame » qui est devenu un sorte de slogan dans ce groupe : il renvoie certes aux textes de Love Me et Paris – issus de ILIWYS – mais aussi sur certains tatouages de fans ou en décoration d’une des guitares de Matty. Le clip est également du même tonneau, parce qu’il y a BEAUCOUP de références en rapport avec les précédents travaux visuels du groupe, notamment A Change of Heart. Pour citer les plus pertinentes/marquantes parmi cet éventail de détails, il y a ce réveil dans la première scène, avec les aiguilles positionnées sur les 1,9,7 et 5, qui forment le nom du groupe. On retrouve aussi ce détail sur le haut de l’immeuble, lorsque Matty sort de ce dernier pour aller marcher dans la rue. Autre élément intéressant, on y retrouve « La Poésie est dans la rue », phrase emblématique du band sur la façade du cinéma… chose qu’on retrouve également dans les clips de A Change of Heart et Robbers. Et il y en a plein d’autres : la petite chorégraphie exécutée dans SIS est exactement la même que dans ACOH, on y croise le tableau de Joseph Beuys – I Like America And America Likes Me, tiens ça rappelle pas quelque chose ? – lors de la scène dans la chambre. The 1975 est le genre de groupe qui adore glisser des indices sonores, textuels ou visuels dans leurs travaux pour assurer une certaine relation entre tous ces éléments proposés.

Puis arrive les instants vague à l’âme de l’album, où la mélancolie est musicalement au coeur de l’action et le temps est suspendu, où la nostalgie se rejoint dans les sentiments amoureux. Et perso, c’est ma partie préférée, celle qui m’a laissée émotionellement parlant dans un état mental pas possible, entre l’envie de danser des slows avec les gens que j’aime sur ce monde et l’envie de chialer toutes les larmes de mon corps. En amoureux du jazz et de John Coltrane, Mine est une ballade sortie d’une autre époque, aux chaleurs velourées et nocturnes. Et… wow, elle est juste PUTAIN de magnifique. C’est rare que j’écrive des gros mots dans des reviews. Mais, les mots me manquent. C’est le genre de morceaux que je voulais entendre chez ce groupe, des ballades qui font chialer les chaumières. Inside Your Mind est tout aussi merveilleuse, on est vraiment de retour dans les années 90 avec ce genre de morceau triste et ce texte traitant du romantisme vampirique avec du sang partout – « I’ve had dreams where there’s blood on you » – mais au fond, elle est considérée comme une profonde chanson d’amour. J’accroche cependant un peu moins à I Couldn’t Be More In Love, qui est musicalement très vintage et magnifique et me rappelle personnellement les vieilles ballades guimauve des eighties. Mais j’adore ce key change, ainsi que ce petit solo de guitare. Matty souhaitait écrire un texte sur leur fanbase ultra dévouée de jour en jour, en ne cachant pas sa peur de la perdre : c’est donc fait. I Always Wanna Die (Sometimes) clôture l’album de la meilleure des façons : une ballade rock déchirante et bouleversante. C’est aussi un hommage – musical notamment – à la Britpop, notamment à Oasis et Radiohead. Cette chanson me donne clairement les larmes aux yeux, je ne pensais pas que un de mes groupes préférés allait sortir une aussi magnifique ballade qui brise mon coeur à chaque écoute.

© Magdelena Wosinska

C’est là qu’on réalise que The 1975 ne rigolait pas quand ils ont déclaré le souhait de réaliser un album « qui allait changer le monde » : ils veulent vraiment monter sur le trône et régner mondialement. Avec l’objectivité que j’ai – enfin on va essayer – A Brief Inquiry Into Online Relationships est tout simplement un album monstrueux et quasi sans-faute, un opus qui pourrait bien marquer notre génération et changer le game dans le monde musical – en plus d’être un des meilleurs albums de 2018. On y retrouve l’essence des groupes britanniques qui les ont précédé et marqué leur époque, comme Radiohead voire The Smiths. L’ensemble de cet album contient le courage de remettre en question notre modernité d’une façon ironique et sincère. Et cette pensée est réellement mise en valeur d’une façon artistique, en plus de ressentir une production artisanale et davantage destructurée sur ABIIOR. Mais ce n’est pas tout : le quatrième album des mecs de Manchester, Notes On A Conditionnal Form, débarque au printemps prochain, et sera plus pensé comme un disque nocturne, à écouter en bagnole. Et ouais, carrément.

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Playlist d’année « off ».

Me revoilà après de multiples aventures ! Pardon de ne pas avoir mis à jour ce blog pendant de longues semaines. De nouvelles expériences et aventures se sont déroulées dans ma vie ces derniers mois. Une légère remise en question, une période à vide ces dernières semaines. Mais, j’en suis sortie plus forte. Prendre une année pour faire le point, mener des projets et me décider de ce que j’allais faire de ma vie m’a été très bénéfique. J’ai pu faire la paix avec moi-même et ma santé mentale, j’ai rencontré de nouvelles personnes. J’ai repris du poids et me sens bien désormais. J’ai pu gérer mes dossiers pour le post-licence plus sereinement que l’année dernière, j’ai appris à m’exprimer d’une façon plus directe. J’ai appris aussi à être davantage positive, à aller en terrain inconnu. J’ai exploré de nouvelles émotions, comme avoir des papillons dans le ventre quand on est amoureux. J’ai traversé une période de mess en avril, où je ne savais plus où aller, où je voulais encore me chercher, quelques soucis personnels me sont tombés sur la tête. Mais ça y est, j’ai sorti la tête de l’eau et j’ai envie de poursuivre mes rêves avec détermination, à vivre la vie comme jamais.

Jamais je n’aurais pensé vivre de telles choses il y a encore un an. A cette même période, je vivais anxieusement, entre les mauvaises nouvelles et les coups durs. Je n’étais pas bien, je pleurais souvent dans mon lit à cause de toutes ces choses. J’ai essayé de me reprendre en main, à valider tant bien de mal certains semestres universitaires en retard. A me défaire de certaines relations qui étaient devenues toxiques, à tourner la page. A voyager dans l’Europe, à écrire un roman, à prendre conscience que la vie est si précieuse.

Je me rends compte que j’ai pas mal changé en l’espace de quelques mois. La bande-son que je propose en dessous m’a accompagnée ces derniers mois. J’ai redécouvert la musique italienne, suite à l’apprentissage de la langue et d’un voyage à Milan. J’étais bercée par la nouvelle scène française, que je trouve talentueuse et sans barrière. De nouveaux articles arrivent très bientôt, où je pourrais témoigner de ces explorations culturelles qui m’ont nourrie récemment.

How to make some delicious meals and save money ?

TW : Food

© Giphy

Dis moi comment tu manges, jeune padawan, je dirais qui tu es ! Voire je dirai comment améliorer tes habitudes alimentaires, économiser un peu d’argent par-ci par-là, commencer à produire moins de déchets – si si c’est très simple et peu contraignant ! – et écouter ton corps sur la bouffe. Parce que ce n’est pas une mince affaire, qui nécessite un poil d’organisation et quelques tests. Cela prend du temps pour regarder ce qu’on peut et veut manger, visiter les différents supermarchés/magasins spécialisés du coin pour comparer les prix – surtout si on a peu de ressources financières –  d’anticiper afin de ne pas manger tout le temps à l’extérieur – true story ! – surtout si on travaille, on étudie, etc.

Ayant quitté le domicile familial il y a trois ans, j’ai adopté un mode alimentaire un peu différent de mes années où j’ai grandi chez ma mère. Etant en colocation, je partageais le garde manger avec ma coloc, et faisons les courses ensemble. Cela nous a permis d’effectuer quelques économies, or il nous arrivait souvent de critiquer les choix de nourriture de l’autre, notamment en bio – sous prétexte que c’était « trop cher ». Après discussion, il a été convenu que chacune s’occuperait de sa propre nourriture et propres courses, finances comprises. C’est là que j’ai commencé à diminuer document ma consommation de viande, à découvrir de nouveaux goûts et produits. Donc je faisais mes courses, toutes les 1,5 et 2 semaines, ce qui me revenait à 60€. Et on compte pas les nombreux rajouts, acheter un peu par-ci par-là, manger un endroit un midi, à un autre le lendemain.

Depuis que j’ai déménagé l’été dernier, j’ai réfléchi à de nouvelles habitudes alimentaires. Etant flexitarienne qui essaie avec tant de mal de devenir végétarienne – ça vient tout doucement – et connaissant pas trop mal les recoins proposant des fruits/légumes pour pas trop cher, j’ai pu passer à l’action avec aisance. J’ai une bonne base acquise au fil des années et des expériences, mais il me restait quelques tips à acquérir et à mettre en place dans cette organisation.

Cet article est basé de ma propre expérience, accompagnée de différentes ressources pouvant être utiles. Ce n’est pas grave si tu respectes beaucoup, un peu ou pas du tout les quelques conseils/lectures que je vais donner ci-dessous, l’important est de constituer sa propre organisation de son garde manger, selon la situation et l’emploi du temps. Bien entendu, je m’adresse à toustes, surtout aux personnes qui sont étudiant.e.s ou/et cherchant un mode d’organisation permettant de faire des économies sans pour autant se priver.

S’INSPIRER

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Il est vraiment utile d’avoir une base d’inspirations pour ses recettes/menus de la semaine. Les livres de recettes sont certes de bonne portée, mais à l’heure du 3.0, on peut naviguer sur les Internets pour chercher différentes sources qui correspondra à ton emploi du temps/tes envies et besoins. Si tu te débrouilles pas trop mal en anglais, tu peux également butiner sur des sites ou chaînes YouTube anglophones pour trouver ton bonheur. De mon côté, je me sers de quelques blogs, comptes sociaux et chaînes YT francophones pour trouver des inspirations pour ma petite bouffe :

  • Mango & Salt – Mon blog green fétiche ! J’ai découvert l’univers de Victoria Arias assez tard – il y a seulement deux années – cependant ce site est une petite mine d’or, surtout si on veut entreprendre à une hygiène de vie plus saine, plus végé et moins polluante pour l’environnement. Certaines de ses recettes sont devenues quelques-unes de mes classiques – comme les potato scones ou les bol-repas nourrissants – et sont simples à préparer. En plus de la cuisine, elle parle de beauté, de mode – green of course – de lectures, de podcasts et de lifestyle inspirée du hygge – un mode de vie danois favorisant le cocooning. Petit bonus : elle a sorti ce printemps dernier son premier livre, Green Life, avec des recettes végé pour toutes occasions et des tips pour une beauté responsable.
  • Trois fois par jour – Blog québécois que je connais depuis sa naissance – c’est à dire depuis 2013 – afin de redonner le goût et l’amour de la nourriture aux personnes, Marilou – chanteuse québécoise connue chez elle depuis une dizaine d’années à la base – se plie en quatre pour proposer de nombreuses recettes délicieuses, selon ses besoins et son budget. Si on est économique, diabétique, cherche une recette végétarienne, ou simplement de faire un cadeau à son entourage, il y aura toujours quelque chose pour combler l’estomac. Je recommande surtout les rubriques petits déj, collations ou les recettes saisonnières – les fudge ou les muffins au yaourt à boire sont à tomber par terre. Elle décline sa cuisine en livre – deux tomes sont depuis sortis, or seulement le premier tome est dispo en France sur ce lien, ou en vidéo.
  • Ton Petit Look – Pas un blog culinaire à proprement parler, mais une bonne ressource pour organiser son garde-manger et faire des économies en butinant des idées de recettes ou d’organisation, surtout si on est pressé.e. D’une, je recommande chaudement ce site – québécois aussi – pour son féminisme et son ton non-oppressant. De deux, pour rester dans l’univers de la bouffe, je te propose différents articles à lire : des conseils pour la liste de courses, la planification des menus si on est très organisé.e ou les économies à réaliser. Bien entendu, des idées de recettes sont proposées : des recettes fancy, des soupes cosy, ou des boissons chaudes bien meilleures que le Starbucks habituel !
  • Tasty – Cette branche impulsée par Buzzfeed se décline aussi bien sur les réseaux sociaux – et notamment Facebook avec des pages dédiées – que sur application pour smartphone, qui est gratuite. Ce sont des petites vidéos, assez courtes – selon la durée de la ou des recette(s) – expliquant avec simplicité et minutie les étapes à réaliser. La palette proposée est vaste, il y a aussi bien des recettes remplies de gras ou de sucré, comme des plats plus santé ou locaux.
  • Hangover Cuisine – Cette fois-ci, direction YouTube pour mater la chaîne cuisine de Guilhem Malissen ! Non seulement il propose des recettes sortant parfois de l’ordinaire, mais amène aussi sa caméra dans les restos, sur quelques festivals et événements où il cuisine. Le petit plus : c’est archi intéressant et rempli de curiosité !

Et pour aller encore plus loin et si on est un.e passionné.e de bouffe, voilà deux émissions audio à écouter à volonté :

  • Bouffons, par Guilhem Malissen (again), édité chez Nouvelles Ecoutes – Nouveau podcast lancé en décembre dernier et dédié à la culture de la nourriture dans un format d’une quarantaine de minutes environ, Guilhem et ses invités discutent autour de thèmes culinaires autour de la confort food, le champagne pour les fêtes, etc. Et cela vaut vraiment le détour.
  • On va déguster, par François-Régis Gaudry, diffusé sur France Inter les dimanches de 11 à 12h – N’ayant pas de télé chez moi, j’aime beaucoup écouter la radio et notamment cette émission qui fait office de fond pour bosser ou préparer la bouffe du midi (of course). Les thèmes sont pas mal variés, ça parle de pois chiche, de betterave ou de cuisine d’un pays particulier.

Après les sources secondaires peuvent aller du culte Marmiton au petit blog proposant la cuisine végé. J’ai dressé une liste exhaustive, contenant mes classiques pour chercher et découvrir telle ou telle recette. Mais j’en utilise pas mal, sauf qu’il faudrait une bonne journée pour lister les trouvailles !

PRÉPARER SA LISTE DE COURSES (ET ALLER LES FAIRE)

© Giphy

Depuis quelques semaines – enfin quand j’ai acquis ma carte de transports – je ne voulais plus me limiter à un seul endroit. Les hypermarchés, pouvant proposer un choix colossal alimentaire, a aussi ses inconvénients. Cela passe de l’origine de certains aliments, du prix de certains produits, s’il est bio ou non blabla ou ses ingrédients. Et pour jongler sans y laisser tout son budget (même si les 3/4 du mien est consacré à la nourriture), voilà quelques tips pour s’en sortir et de trouver de nouvelles trouvailles dont on n’aurait pas soupçonné auparavant.

  • L’épicerie : Depuis quelques mois, j’ai arrêté d’acheter mes féculents, céréales, légumineuses etc. en supermarché pour aller remplir mes bocaux en verre dans le vrac. À Clermont, j’ai la chance d’avoir un Day by Day, un réseau d’épiceries en vrac en France. Le choix est vraiment pas mal : cela va des féculents à la droguerie – on peut aussi remplir son bidon de lessive ou son liquide vaisselle – du vin aux produits apéro, des céréales aux bonbons et chocolats, du thé aux gâteaux. Ma collection de bocaux est maintenant énorme, mais cela me permet d’acheter à ma guise, d’économiser un peu de sous et de réduire quelques déchets (et autres galères !).
  • Les fruits et légumes : Depuis quelques mois, je vais au Grand Frais en périphérie pour acheter la verdure (et éventuellement du fromage ou quelques produits saisonniers), et qui n’est pas plus cher qu’un hypermarché classique. Je prends le plus possible des légumes et des fruits venant de France (voire d’Europe) pour deux raisons : 1) limiter les exportations inutiles, 2) manger de saison.
  • L’hypermarché : J’achète de moins en moins en hypermarché même s’il m’arrive de prendre les produits bio (moins cher qu’en produit spécialisé mais peu d’assortiment), des jus de fruits, les produits laitiers (et encore).
  • Le magasin bio spécialisé : J’ai quasiment fait le tour de ces magasins près de chez moi, à m’amuser à comparer les prix, à voir un large assortiment plus vaste pour la bouffe végé. Franchement, c’est vraiment bien pour des produits non disponibles en grande surface, notamment pour le seitan, le tofu, les faux fromages. C’est un petit peu plus cher qu’en grande surface spécialisée, mais il m’arrive de trouver des produits pour des prix comparables. Si on a le temps, on s’amuse à regarder un peu les prix dans les différents magasins.

Encore, tout dépend du lieu où on habite, des moyens de locomotion, du budget et du temps consacré aux courses. On peut très bien faire ses courses dans une ferme du coin, un magasin bio ou non. On peut penser au drive existant dans de nombreux magasins et à aller récupérer ses courses après le boulot ou les cours, même si personnellement, pour l’avoir testé, cela ne s’est pas avéré très concluant. C’est toi qui voit !

© Giphy

Pour éviter de laisser un bras au moment de payer à la caisse, il est mieux de composer sa propre base de bouffe après quelques sessions de courses : Qu’est-ce-que je mange tous les jours ? Je pratique le vrac ou non ? Ai-je prévu mes menus ou non ? Vais-je visiter un ou plusieurs endroits pour les courses ? Mon budget est open ou non ? À partir de ces réponses, on peut commencer à installer quelques habitudes, une liste de courses bien à soi, qu’elle soit divisé en quelques catégories (comme la mienne) ou tout mélangé. Et bien évidemment, on fait les courses après avoir mangé quelque chose, pour éviter de craquer.

Et si on a envie de craquer (ce qui arrive souvent, surtout si on habite proche d’un resto/pizzeria/mcdo etc ou si on veut rajouter quelques produits non présents sur la liste de courses), pas de souci ! Ce que j’aime bien privilégier, ce sont souvent les produits invendus et proches de la péremption qui sont soldés. Ils sont indiqués avec une étiquette indiquant le nouveau prix et cela peut représenter une bonne affaire.

Le pack chez Too Good To Go !       © : Marion Hermet

Autre moyen d’économiser tout en se faisant plaisir : l’appli Too Good To Go (dispo sur iOS et Android), davantage accessible en ville. Des supérettes, boulangeries, restos et hôtels proposent des packs composés de produits invendus, à récupérer à une heure définie sur l’appli. Il suffit d’aller réserver son pack sur cette appli (et mieux vaut s’y prendre dès minuit car certains partent très très vite) moyennant quelques euros, d’aller au lieu choisi à l’heure dite et de présenter son reçu sur son portable pour récupérer ses produits ! Ce qui est vraiment bien si on part à l’étranger, ce que l’appli est dispo dans plusieurs pays – Allemagne, Grande-Bretagne, Suisse, Danemark, Norvège. Non seulement on fait des économies, on lutte contre le gaspillage alimentaire – et l’environnement – et on découvre de nouveaux produits !

AVOIR UNE BASE DE RECETTES PERSO 

© Giphy

Si on n’a pas envie de se fier qu’aux recettes classiques et de partir sur des bases plus risquées, on peut aussi créer sa propre base de recettes, de retravailler les existantes. Car la cuisine reflète aussi notre personnalité et nos valeurs, merde ! Je vais proposer quelques bases de recettes à retravailler à sa guise et quelques conseils pour s’organiser dans son garde-manger pour les jours où on a peu de temps pour se préparer à manger.

  • Les pancakes : Voilà de quoi se préparer un petit déj de fou avec ça ! Mais encore faudrait-il choisir les bons ingrédients pour les faire. Je les prépare le dimanche, mon jour sacré pour préparer un peu de bouffe pour la semaine pro. Et pour reprendre les bases de la crêpe sacrée, je prends deux oeufs, deux types de farines (cinq céréales + farine complète T150) pour 300 g et un demi-litre de lait de soja à la vanille. Pour rajouter une dose d’énergie, j’écrase deux bananes épluchées et bien mûres. Et après, on rajoute ce qu’on veut : des graines de chia ou de lin brun, des pépites de chocolat, de la noix de coco rapée, etc. Ca se converse deux-trois jours au frigo et on peut les congeler.
  • Les soupes : C’est bien sympa les soupes prêtes en conserve ou en briquette (et ça dépanne à quelques moments). Les soupes maison pour les congeler c’est aussi cool, aussi bien pour les économies que pour les parfums et les toppings à ajouter. Ma recette classique ? Patates, carottes et poireau. Une dose de curcuma, de poivre. Un filet de crème de soja avant de mixer tout ça ou au moment de servir. Selon les goûts et les envies, il y a moyen de préparer sa propre soupe « signature ». Et puis peu d’actions à effectuer : laver/couper les légumes, les faire cuire, les mixer, servir ou conserver. Simple, basique.
  • Les plats préparés : On peut aussi préparer des plats pour la semaine à venir, afin de gagner du temps et aussi des économies. Prends une demi-journée pour préparer les plats, en allant sur des recettes simples à préparer et à réchauffer pour les glisser dans une timbale isotherme. Ca peut être des pâtes aux différentes sauces avec un restant de viande, poisson ou substitut végé, un mix haricots rouges/riz/sauce tomate, des lentilles avec une soupe. En parlant de soupes, on peut aussi les utiliser dans cette timbale, par exemple.

Avant de conclure cet article, quelques derniers tips pour la route. Pour celles et ceux qui manquent d’idées pour leur lunch du midi, il y a ce site (Idées de Lunch) qui est vraiment complet, allant de la présentation du matos pour transporter sa nourriture aux différentes propositions selon les occasions et les saisons (il y a quelques idées pour Halloween notamment). Et si on est étudiant.e, un petit complément à mon article, venant du blog Mûre et Noisettes. Notamment si on a une alimentation végé (ou qu’on compte le devenir).

L’âge de trop ?

J’introduis cette première review musicale depuis Safia Nolin (depuis l’année dernière en gros) par des anecdotes ressorties du moi de 16/17 ans. J’ai eu ma période Indochine il y a quelques années : premier groupe que j’ai réellement kiffé – si on ne compte pas Superbus, c’était un accident de route que j’assume peu maintenant – que je les ai suivi sur les routes de leur précédente tournée entre deux journées de cours – cela retombe à 2013, le coup de vieux – et qui aura contribué à une bonne partie de mon éducation musicale – voire culturelle – à écouter les radios du service public, à aller voir certains concerts – à l’époque j’habitais encore en campagne et la Coopé était à 1h de chez moi. Même si je ne suis plus autant une aficionado, je suis encore leur actu grâce aux ami.e.s rencontré.e.s durant ces années, et a pu réellement découvrir leurs vieux albums il y a deux étés de cela (La machine à rattraper le temps est une des mes chansons fétiches d’eux bordel).

Artwork de « 13 » photographié par Erwin Olaf

Ca c’était pour la partie je raconte ma vie : Nicola Sirkis et son gang ont sorti, en pleine heure de ranger le transat et de ressortir son cahier et son organisateur, soit le 8 septembre dernier, leur treizième album. Sobrement appelé 13 – perso je vais l’appeler Thirteen ce sera plus rigolo – cet album est sans doute un hommage à ses prédécesseurs, tant qu’on y retrouve de quoi boire et manger, avec toutes leurs influences empilées en 36 ans de carrière : Bowie et consorts, la littérature, de longs morceaux, la synthpop gold, des chansons musicalement « miroirs » renvoyant aux antiquités indochinoises, vieilles ou récentes ou des prises de position politiques.

La première question que je pourrais me poser sans réel problème : alors Indochine, c’était mieux avant ? Oui et non. Le groupe génère une forme olympique et une fanbase intergénérationelle, choses qui font réellement parties de leur ADN depuis plusieurs années. Cependant, je sens que la formation est de plus en plus à sa fin. En écoutant pour la première fois l’album avec une amie, quelques minutes après sa sortie sur les plateformes de streaming, je me suis dit : « Non mais c’est l’album de trop, les paroles sont souvent niaises, cherchent davantage avec la simplicité. Les textes bien ficelés de Sirkis période Un Jour Dans Notre Vie me manquent. ». J’étais très mitigée, et a laissé l’album de côté deux jours. Puis, pour l’écriture de cet article, je pensais « Marion, donne une deuxième chance à cet album. T’as peut-être pas tout exploré. ». J’ai bien fait d’écouter mon conscient.

C’est comme avec Black City Parade, prédécesseur de Thirteen, sorti en 2013. A l’époque de sa sortie, je me souviens avoir saigné l’album comme pas possible, toutes pistes confondues. Maintenant, je ne peux qu’écouter une partie de l’album, me semblant potable. Le Fond de l’Air est Rouge ou Wuppertal sont deux magnifiques chansons remplies d’histoire et d’engagement, que je peux réécouter sans souci, contrairement à Anyway ou Europane qui me sont davantage plus raisin que figue. C’est le même sentiment que je rencontre avec son successeur, dont certaines chansons manquent clairement de recherche, de paroles intelligentes, de répétitions dans l’instrumental ou dans les paroles. Ce qui fait l’énorme point noir de cet album, voire de quelques productions d’Indochine depuis Alice & June – soit depuis 2005.

Comment aborder un album, qui ne me plaît qu’à 50% ? Je vais me focaliser sur les titres que j’écoute en boucle et apprécie. Quel challenge de revenir à ses premières sources – soit la new-wave et les morceaux durant plus de cinq minutes sans ressentir une certaine lassitude – déviant une trop grande tendance de fabriquer un opus taillé pour les passages radio en masse notamment. Thirteen détient cependant de futurs classiques. Ce que j’aime chez Indochine – si j’enlève les points négatifs précédemment évoqués – ce sont certaines chansons en relation avec la culture, l’actualité. A la base, le cultisme L’Aventurier s’inspire des bandes-dessinées d’Henri Vernès – et je te renvoie à ces vidéos ici et ici pour approfondir. Cette fois-ci, le groupe a mis en lumière l’oeuvre de l’auteur et peintre américain Henry Darger pour un dantesque instant synthpop 80’s durant cinq minutes et des poussières dans cette piste éponyme. Tout au long de la carrière du groupe, il y a un socle multidisciplinaire artistique qui s’est installé dès les années 80, que ça soit pour les visuels ou les compositions, grâce à une grande soif de curiosité culturelle. La liste est assez longue : Pina Bausch, Sylvia Plath, Serge Gainsbourg, Xavier Dolan et autres. Cela rejoint avec les collaborations contenues dans Thirteen : si on ne compte pas le côté musicalement faiblard de La Vie Est Belle, Asia Argento a réalisé et joué dans la vidéo de ce premier single. Qu’on aime ou non, le clip met en scène les émotions de la vie à fleur de peau dans une narration interne (TW : violences conjugales, mort). Elle pose également sa voix sur Gloria, piste de fermeture pop-rock clairement dispensable.

Concernant les contextes sociaux-politiques, Indochine s’est toujours placé précurseur en parlant sans tabou de politique dans leurs productions. 3ème sexe, Les Tzars, Punishment Park ou même Le fond de l’air est rouge – évoquant le Printemps Erable à Montréal en 2012 – cette force se retrouve dans Thirteen, imprégnée par l’actualité agitée de ces derniers temps. Dans Kimono dans l’ambulance, en référence à l’attaque terroriste du Bataclan, c’est « du mercurochrome sur la violence » que Sirkis énonce, sur un instrumental synthpop froid. Suffragettes BB est musicalement du même tonneau – sans compter la petite référence à Bowie – évoquant le combat pour le droit de vote des femmes, notamment dans la première partie du XXème siècle. Tomboy 1 parle de la violence envers les arrestations des personnes LGBTAQ+, surtout en Russie avec un tel régime politique intolérant. Attendant énormément ce morceau et du featuring avec Kiddy Smile, la redite musicale de Marilyn ne sauve pas vraiment les meubles. Les paroles de ces trois titres manquent clairement de profondeur, bien que les contextes sont choisis avec cohérence. Mais, il n’y pas que des chansons qui m’ont déplues. Il y a Un été français, compo pop-électro taillée pour les rotations radio en grande pompe, dénonçant le « froid national » d’un quinquennat sous un gouvernement d’extrême-droite, scénario qui aurait pu se produire en mai dernier lors des dernières élections présidentielles. Je ne me pourrais pas arrêter sur Trump le monde, petite bombe reggae-rock dressant un portrait dégommant sans scrupule l’actuel président américain.

Un dernier point qui m’a réellement plu dans ce melting pop écoeurant au final, c’est le retour aux productions des 90’s, rappelant parfois les mini chefs d’oeuvre de Dominique Nicolas (membre historique du groupe entre 81 et 95) : Black Sky me rappelle énormément l’album Dancetaria (1999), ce mélange de mélancolie musicale et de paroles – cette fois-ci ! – pas mal tournées vers l’évasion dans une bulle intime et davantage tolérante, à la différence du texte glacial et d’une mélodie en crescendo dans Black City Parade. Cartagène est un mix de l’Indochine du début des années 90, croisé du Le Baiser (1990) pour le texte – où pas mal de références venues de la vie du frontman survivant se sont glissées – et d’Un Jour Dans Notre Vie (1993) pour la musicalité.

Press shoot

Pas facile d’encaisser une telle déception envers ce nouvel album venant d’une petite partie du patrimoine musical français. Or la trop longue durée de cet album et certains morceaux décevants pour ma part ont eu raison de ce mécontentent. Il y a tout de même quelques aspects sympas dans ce Thirteen, mais ce n’est pas assez pour être rassasiée. Allez, je retourne écouter l’underrated Wax, salut !

PS : Parisien.ne ! Je te conseille néanmoins d’aller visiter la petite expo d’Erwin Olaf, photographe néerlandais ayant signé les visuels de cet album. Ca se passe à la Galerie Rabouan Moussion (11 rue Pastourelle, métro Rambuteau) jusqu’au 23 septembre prochain.

G E N E V A

Premier article de cette nouvelle catégorie – qui prend désormais pas mal de place dans mon quotidien ! – dépaysante : c’est comment Genève ? Métropole cosmopolite proche des frontières françaises, cette ville est un véritable miroir de la citoyenneté mondiale. Théâtre de la naissance de l’ONU ou de la Croix-Rouge, elle n’en est pas moins créative et attirante. Je suis donc allée passer deux jours là-bas, en mode « faudrait-que-j’ai-du-wifi-because-j’ai-pas-envie-de-faire-du-hors-forfait-avec-ce-forfait-de-mes-reins-pourquoi-la-Suisse-ne-fait-pas-partie-du roaming » pour rechercher telle rue/tel truc blabla. Du coup voilà quelques bons plans quartiers/trucs cools à faire/dormir, manger et boire pour pas trop cher (la Suisse c’est cher et avec les Francs Suisses on s’en rend pas trop compte)/trucs a ramener de cette ville.

DOOORMIR :

Vu mon budget un peu limité et le fait que les hôtels sont assez chers là-bas (de même que pour les Airbnb), une seule solution : squatter les auberges de jeunesse. Après un checking des avis sur HostelWorld, je booke deux nuits au Geneva Hostel pour 67€ (72 francs). Et autant dire que je n’étais pas déçue : déco minimale et moderne, choix d’un dortoir mixte ou 100 % féminin lors de la réservation. La wifi est gratuite, de même que pour le petit déj – local et pas mal consistant, je me suis régalée en mangeant mon bol de bircher muesli et mes tartines de charcuterie/confiture – un casier verrouillé dans le dortoir pour y mettre tes affaires, les plans de la ville ou la carte de transports, que tu pourras t’en servir à volonté durant ton séjour – ce qui est trèèèès pratique. Ce lieu comporte également une salle de lecture, une buanderie, un espace cuisine. Des bonus non négligeables !

Geneva Hostel, 28-30 rue Rothschild, Genève – http://genevahostel.ch

Crédit : Marion Hermet

MAAAANGER :

Les midis, je développais une passion pour le Manora, caféte du Manor – qui est un très grand magasin à la taille d’un Galeries Lafayette à Genève – avec un choix de nourriture dont on ne sait plus donner de la tête. En Suisse, chaque supermarché (Migros, Coop) a sa propre chaîne de caféte bien à elle. Et si vous voulez bien manger sans payer un bras, c’est presque possible. Mais on va se concentrer sur le Manora, qui propose un choix de buffet pour les salades, les légumes, les pizzas, les pâtes, les soupes – le bouillon de légumes avec des toppings tels que le parmesan, les oignons, le persil ou les croûtons sont un des meilleurs trucs qui m’est arrivé dans cette vie – les salades de fruits et les pâtisseries. Ils proposent également un assortiment copieux de poissons/viande/bouffe végétarienne, sans oublier des mets issus de la cuisine asiatique – ah les dim sun ah les rouleaux de printemps – et des boissons bien miam miam : gaspacho, lassi, smoothie, thé glacé. On paye à l’assiette – et je me suis faite avoir sur la soupe ou la salade – donc fais bien gaffe car le prix de la grande assiette de salade coûte dans les 11 francs environ. Bref, il faut compter pour environ 14/16 francs, voire plus si on prend un plat principal qui s’élève dans les 14/18 francs et qu’on rajoute un dessert et une boisson. Mais au moins, vous pouvez manger avec une vue imparable sur la ville – et les montagnes en passant – et les fruits/légumes sont cueillis dans un périmètre de 30km de la cafète.

Et t’as juste envie de prendre un(e) sandwich/salade/plat de pâtes, direction le Manor Food qui est situé en entrant dans le magasin, rue Rousseau. C’est un supermarché tellement grand que la visite vaut le coup, et les espaces pour acheter de la nourriture à emporter sont grands – en tout cas plus grands qu’en France – à tel point qu’il y a aussi un endroit pour composer son plat chaud – avec option végétarienne – ou de se servir en soupe. C’est un peu moins cher qu’à la cafète mais il faut débourser dans les 9-11 francs pour un plat avec boisson. Bien entendu, tu pourras faire tes réserves de chocolat suisse – ou en ramener à la maison – ici.

LA FOOOONDUE – Crédit : Marion Hermet

Si t’as envie de manger une bonne fondue moitié-moitié ou autre plat traditionnel, direction l’Escalade. C’était une bonne galère pour trouver un resto proposant des fondues pour pas trop cher, or j’suis tombée dessus en passant dans cette rue. Pour une vingtaine de francs – 19,5 pour être plus précise – t’as un bon petit plat bien copieux et savoureux pour les temps froids ou de pluie ! Et pour arroser tout ça, quoi de mieux qu’une bière locale ? Ca se passe à La Petite Reine, bar culturel indé situé en face de la gare Cornavin. Les Nébuleuses – aka une des deux bières proposées – a un petit goût fruité pas mal sympathique. Au passage, ils proposent également des soupes et des empanadas pour le côté manger.

Et puis si t’as vraiment envie de manger pour pas cher du tout, la solution se trouve dans les supermarchés style Migros, Lidl ou Coop : tu trouveras des stands de boulangerie (roulades d’épinards, tomate-mozza, mini-pizzas, pâtisseries locales), des salades pour s’improviser un pique-nique voire un apéro en plein air à la Cité du Temps, des brochettes de poulet, des desserts… Si jamais tu vas à un Migros, pense à goûter au thé glacé au packaging très 90’s et dispo en plusieurs parfums : citron, pêche, mangue…

Manor (avec Manora), 6 rue Cornavin / Manor Food, rue Rousseau / L’Escalade, 8 rue de Coutance / La Petite Reine, 15 place de Montbrillant, http://cafelapetitereine.ch / Migros, 18-20 rue de Lausanne (mais il y en a un peu partout dans la ville) / Coop, 5 rue du Commerce (pareil que Migros, c’est une chaîne pas mal implantée sur Genève donc il y a bien un endroit qui saura combler ton ventre). 

A VIIIIISITER : 

Il est tout à fait possible de visiter Genève en deux jours, du moins les highlights de la ville… Sinon c’est une toute autre histoire. Il faut dire que entre la pluie, la longueur de la ville, la fatigue et le tas d’événements se produisant – surtout pendant les fêtes de Genève, durant une dizaine de jours juste après la fête nationale qui est le 1er août – il a été compliqué de tout tout voir. On peut prendre le petit train touristique pour visiter la ville, mais cela dépend du budget.

La vielle ville de Genève – Crédit : Marion Hermet

D’abord, la vieille ville de Genève : j’ai pu y passer très rapidement. Elle se distingue beaucoup avec une grande partie locale urbaine et contemporaine : une petite balade n’est absolument pas négligeable. On peut y découvrir l’histoire de la cité genevoise sous les briques, de la Place du Bourg-au-Four au saut à la promenade Saint-Antoine pour se poser. Envie de musées ? Direction le musée d’Art et d’Histoire, avec ses quelques expos (les temporaires sont souvent gratuites) tous azimuts.

Le jet d’eau – Crédit : Marion Hermet

Autre étape de l’exploration : la promenade autour du Lac Léman et du jet d’eau ! Mon petit conseil : prends une mouette genevoise – incluse dans la carte de transport – pour le départ et/ou le retour, tout en admirant ce jet impressionnant, élément emblématique de la ville. Malgré le mauvais temps ce jour-là, j’avais l’impression d’être à la mer ! On n’oublie pas le passage aux quartier des Nations : c’est là où se situe l’ONU, des entreprises multinationales ou la Broken Chair de Daniel Berset, ayant une histoire à caractère humanitaire et engagé. Construite suite à une commande de Handicap International en 1997, elle dénonce l’utilisation des mines antipersonnel et des armes à sous-munitions.

L’ONU ! – Crédit : Marion Hermet

Et si t’as envie de prendre quelques vinyles/mater un showcase gratuit – cela dépend de la programmation – fonce au Bongo Joe Records, un des QG musicalement hype de la ville. De nombreuses salles de concert, théâtres… programment différents événements durant toute l’année scolaire – et même l’été ! Tu retrouveras tout ceci sur le site touristique de Genève, ici.

Bongo Joe Records, 9 place des Augustins, http://www.bongojoe.ch

 

Le marathon estival.

C’est déjà les vacances pour certain-e-s et bientôt pour d’autres. Pendant ces semaines à la relâche, on n’a pas tou-s-tes l’occasion de savourer réellement une série ou un livre avec les nombreuses contraintes quotidiennes. Avec la période estivale qui arrive, tu vas sûrement rattraper certaines séries, lire des romans et de découvrir de nouveaux horizons culturels. Cela tombe très bien, car je vais te parler des différentes ressources culturelles qui vont m’accompagner durant ces prochaines semaines, en voyage comme à la maison. Ce qui peut te donner certaines pistes.

LITTÉRATURE

  • The Girls, Emma Cline (à gauche) : J’ai commencé récemment la lecture, et bien qu’il soit vraiment dense concernant les détails, le début de l’intrigue est fort intéressante. Celle-ci se déroule à la fin des 60’s, au nord de la Californie. Evie est une ado solidaire, parfois incomprise, ayant pour seule compagnie sa meilleure amie Connie, en plus de ses parents avec un mode de vie un peu atypique. Elle adule discrètement un trio de jeunes adultes, dont Suzanne, revendiquant une certaine liberté, et entreprend une véritable quête d’identité. Je trouve personnellement qu’Emma Cline à une plume fascinante pour évoquer certains thèmes et quotidiens qui me passionnent. Certes, je n’en suis qu’au début (soit une soixantaine de pages) mais cela présage une suite vivement hâtive.

  • Mon Amie Gabrielle, Cordélia (au centre) : Ce nom ne te dira peut-être pas grand chose, mais Cordélia est à la fois vidéaste, autrice et activiste LGBTQA+ inspirante, à suivre entre autre sur Twitter. Elle a publié à la fin 2016 son premier roman, évoquant sur une période d’une dizaine d’années, les vies de Salah et Gabrielle. Centré autour de la transsexualité, invoqué sûrement avec sincérité et réflexion, cela ne fait que renforcer mon excitation de le lire. Petit bonus (en plus de sa publication en auto-édition) : le e-book est à prix libre, avec possibilité de faire un petit don pour soutenir ses prochaines publications ! Il est à retrouver ici.

  • Trois Saisons D’Orage, Cécile Coulon (à droite) : Ca faisait un moment que je voulais lire de la littérature locale, vu que cette autrice vient de ma ville actuelle. Après avoir entendu bon nombre d’éloges la concernant, il est grand temps d’ajouter son dernier ouvrage dans ma PAL. Celui-ci oppose la ville et la campagne, l’humain et l’état naturel, dans une saga aux allures de vestiges d’été. Le cadre spatio-temporel ? Le XXème siècle. Un village, des familles, travaillant dans le médical ou l’agriculture. Un véritable retour aux sources pour comprendre les tragédies d’une génération.

 

SÉRIES

  • Sense8, 2 saisons : Même en n’ayant pas encore suivi cette série, je ne comprends pas que Netflix l’ait annulée pour des raisons budgétaires (voire de marketing !). Cependant, les valeurs progressistes portées par Sense8 sont remplies d’espoir dans un monde qui sombre petit à petit dans la régression des libertés, surtout pour les minorités. Raison de plus de la regarder et de pleurer (de joie ou de tristesse) à la fin.

  • SKAM, 4 saisons : Impossible de ne pas parler du phénomène norvégien devenu viral. La forme de présentation des aventures de cette bande de jeunes adultes est bien foutue (compte 20 min environ réunissant 5 pastilles de 4/5 min pour un épisode), et même si les deux premiers épisodes m’ont convaincue à moitié, je compte bien laisser une chance. Ce que j’apprécie le plus dans SKAM ? Son OST et le traitement de la réalité, reflétant au mieux le quotidien de ces millennals.

  • The Handmaid’s Tale, 1 saison (TW : viol) : Sous le parfum du totalitarisme, les USA réduisent désormais toutes les femmes à un seul droit et devoir : la procréation, notamment de force. A l’heure où certains pays remettent sur la table les droits à l’IVG et à l’accès de prévention, cette série (ainsi que le roman ayant servi à cette adaptation) sont des ressources fortement utiles.

  • Sweet/Vicious, 1 saison : Même sentence (hélas !) que Sense8, Sweet/Vicious est une série qui aurait mérité une suite, en plus d’être TROP sous-estimée. A la tête de ces 10 épisodes, un duo de nanas complètement badass, traitant des agressions sexuelles avec réalisme et donnant la parole aux victimes. Ce qui est assez rare dans le monde audiovisuel, alors que les viols sont toujours minimisés et en faveur de l’agresseur. Cette série est clairement d’utilité !

 

MUSIQUE

  • Melodrama, Lorde : Et si c’était l’album pop de l’année ? La néo-zélandaise met en musique les mélodies de la fête et de la tristesse avec des tubes à la pelle renvoyant à notre époque si tourmentée. Toujours aussi dark que Pure Heroine, ce deuxième opus a cependant un côté plus lumineux et travaillé, fonctionnant comme un ascenseur émotionnel en decrescendo. Écoute Supercut, Homemade Dynamite, Perfect Places ou Sober : celles-ci reflètent totalement un mode de vie en automatique (et notre société !) soit boire et s’amuser pour oublier les peines sans tomber dans l’excentricité.

  • Truth Is A Beautiful Thing, London Grammar : La recette de la bande de Hannah Reid n’a pas changé. Des mélodies minimalistes, une voix envoûtante et un moment suspendu hors du temps. C’est toujours aussi doux pour les oreilles et le coeur. Et puis Oh Woman Oh Man et Truth Is A Beautiful Thing me rendent toute chose quand je les écoute.

  • Cigarettes After Sex, Cigarettes After Sex : J’arrive après le début de hype de ce groupe, soit deux ans après, cependant ce premier LP des américains vaut clairement le détour. Un album aux influences cinématographiques, à la voix velourée et unisexe de Greg Gonzalez, autour de l’amour. Et dieu sait qu’on a envie de tomber en amour avec cette BO caniculaire, un poil mélancolique et vintage. A écouter avec un verre de vin rouge à la main.

FILMS

Deux films récents, à voir au cinéma actuellement : Visages Villages, une collaboration entre Agnès Varda (réalisatrice que j’ADULE !) et le dessinateur JR. Le duo s’élance dans un voyage humain et rural à travers l’hexagone (avec un camion), renouant avec la source campagnarde et la vie locale. Les dessins de JR prennent d’ailleurs vie dans ces coins-là, raison de plus de privilégier davantage ce mode de transmission artistique. Quant à Ava de Léa Mysius, il raconte le combat de vie d’Ava, une jeune ado perdant doucement la vue. La prestation de Noée Abita (au moins ce que j’ai vu) est pas mal impressionnante pour son âge, privilégiant le corps et les autres sens pour se lancer à la quête de l’identité. Le traitement de l’image (avec un tournage en pellicule 35mn) peut effectivement finir par te convaincre !

Deux tonalités, deux mondes.

Avant une pause concernant l’arpentage de lives, mon mois d’avril était riche en concerts programmés depuis un moment ou à la dernière minute. Il y en a deux qui ont retenu mon attention, un que j’ai réellement apprécié et un autre qui était sans énorme attractivité voire passable : Austra à l’Epicerie Moderne et Jain à la Coopérative de Mai. Attention, cet article n’est pas un match opposé, mais des mini-reviews à part entière.

AUSTRA – Epicerie Moderne (Feyzin, 69) – 12/04

Crédit : Marion Hermet

Voir la bande de Katie Stelmanis était un vieux souhait datant de quelques années, et le déplacement sur Feyzin valait vraiment le coup. Leur dernier album, Future Politics, est rempli de bon sens à l’heure où les populismes remontent à la surface du monde. Il est d’ailleurs important de souligner l’importance de s’interroger sur notre monde actuel – et de son sort – en s’imprégnant du pouvoir de la synthpop. En déesse moderne mi-lyrique mi-punk, une des têtes de la queer music canadienne déploie une aura vocale de soprano non loin d’une Florence Welch. Affichant trois albums en une dizaine d’années de carrière, la tournure musicale a réellement pris une ampleur sombre lors des premiers morceaux du set, soit les quatre titres introduisant ce dernier opus, ou plutôt, de cette dystopie actuelle imaginée par Stelmanis et ses compères. Un monde accentué par le lyrisme dramatique, comme si le concert devenait un théâtre engagé vers l’émancipation et la réflexion. Mais bon, le live en lui-même ressemblait également à un best-of : ne connaissant pas Lose It ou Beat And The Pulse – j’étais clairement passée à côté – c’était un petit bonheur de les découvrir, sans oublier le demi-trémoussage du corps – oui oui – sur Painful Like ou Home. Il paraît qu’au delà de l’observation, la pop synthétique d’Austra peut réveiller les morts.

JAIN – Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand, 63) – 19/04

Crédit : Marion Hermet

Je ne vais pas plus présenter l’artiste en elle-même – elle est désormais un peu partout alors t’as sûrement entendu.e au moins une fois dans ta vie Makeba ou Come – mais j’étais vraiment curieuse du virage pris dans sa scénographie. Vue une première fois à Europavox l’année dernière, j’avais eu un petit coup de coeur pour elle : son mélange des cultures et son énergie étaient impressionnants, surtout pour une artiste débarquant à peine dans la véritable sphère musicale. Le début du concert était mal parti : j’avais peur que le côté hyper-médiatique avait pris le dessus du domaine artistique et qu’elle se présente comme une simple artiste marketée malgré des signes visuels désormais marquants (sa tenue et des tableaux de scène rappelant Keith Haring ou Marjane Satrapi). Au fur et à mesure que le set avançait, je l’ai malheureusement ressenti de cette façon. C’est peut-être pour une de ces raisons que je n’aime pas forcément aller voir des artistes archi-connus en live. Sauf que, point positif dans tout ça : ce concert était un véritable juke-box vocal et que la dancefloor vibe a réellement pris le dessus. C’est surtout l’ambiance en elle-même qui a sauvé les meubles d’une soirée qui m’a convaincue à moitié. Jain est une véritable showhuman menant sa baguette pour mettre l’audience en sueur puissance mile. C’était gratifiant d’entendre Dynabeat ou Lil Mama en claquant des doigts ou en sautillant comme si sa vie en dépendait.